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Le crash taste week-end de François !

François Cau, journaliste et critique pour So Film et Rue 89, se fait les dents dans cpasducinema. Aussi poilu que Chuck Norris, aussi espiègle que Leatherface et aussi sensible que Yamazaki Asami au terme d’une Audition, il vous délivrera chaque week-end son Crash Taste de films. Qui passe à la disqueuse ?

Vous pouvez également retrouver François Cau sur son blog.

Aux Portes de l'Au-delà de Stuart Gordon

C'est sûr qu'avec 28 ans dans la tronche, les effets spéciaux de cette adaptation dégénérée d'une courte nouvelle lovecraftienne accusent difficilement le coup. Mais ils datent d'un temps où l'on pouvait encore transcender son matériau de base pour gratter des zones érogènes dérangeantes, où le casting se donnait comme si c'était sa dernière apparition sur grand écran. Montrez ça à un grand ado de 34 ans, et il est à parier que ces trucages organiques lui donneront beaucoup plus de cauchemars que n'importe quelle sanguinolence de synthèse. 

 

Dark Touch de Marina de Van

Faut-il en vouloir à Marina de Van de tourner si peu ? Oui, tant son cinéma tranche superbement avec le tout venant de la production fantastique française. Non, parce qu'après tout elle fait ce qu'elle veut, en l'occurrence construire une filmographie rongée par les dérèglements intimes, les traumatismes et les non-dits. Dark Touch n'est pas la moindre de ses contributions, et parvient sans peine à fusionner, dans l'élégance faussement classique de sa mise en scène, le cinéma d'auteur et le cinéma d'horreur avec le même degré d'exigence pour l'un comme pour l'autre. 

Aux yeux des vivants de Julien Maury et Alexandre Bustillo

Entre les ambitions de départ (inventer un épisode d'enfance de Stephen King) et le résultat final (un slasher lambda tourné en Bulgarie), un monde s'étend inconfortablement. Il serait toutefois malvenu de fermer les yeux sur les immenses progrès cinématographiques accomplis par le duo de film en film – ne leur manque plus qu'une substance plus consistante. 

Deux jours, une nuit de Jean-Pierre et Luc Dardenne

Tout le talent des frères Dardenne ne peut rien y faire – Marion Cotillard n'est pas crédible une seconde en ouvrière terrassée par l'expectative du chômage qui vient. Sa composition trahit le mécanisme répétitif de la narration en lui retirant tout enjeu ; faute de nuance, le film sonne comme une perpétuelle audition ratée de la même scène.

Edge of Tomorrow de Doug Liman

Le plus grand mérite de cette adaptation de manga bâclée sans panache : donner envie de revoir Un jour sans fin

96 heures de Frédéric Schoendoerffer

Chaque fois que le polar français lève un genou pour commencer à se redresser, Frédéric Schoendoerffer débarque avec l'un de ses produits frelatés pour lui recoller la gueule contre le bitume. Gérard Lanvin la joue virilité soralienne pour se hisser à la hauteur de Niels Arestrup, dont les dialogues ont été truffés de répliques à l'emporte-pièce histoire de le mettre à niveau.

Tag(s) : #crash taste

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