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Le crash taste week-end de François !

François Cau, journaliste et critique pour So Film et Rue 89, se fait les dents dans cpasducinema. Aussi poilu que Chuck Norris, aussi espiègle que Leatherface et aussi sensible que Yamazaki Asami au terme d’une Audition, il vous délivrera chaque week-end son Crash Taste de films. Qui passe à la disqueuse ?

Vous pouvez également retrouver François Cau sur son blog.

Killers de Kimo Stamboel et Timo Tjahjanto
Rien de plus difficile que de se faire une place mémorable dans une anthologie horrifique comme The ABCs of Death : chaque réalisateur invité donne dans la surenchère, le graphique, le choc frontal. L'Indonésien Timo Tjahjanto s'était pourtant démarqué de tous ses petits camarades avec son ignoble sketch L is for Libido, high concept purement dégueulasse, troussé crescendo avec le plus grand sadisme. La méthode ne change pas pour son projet suivant, montagne russe sanguinolente suivant la montée en puissance de tueurs en série fascinés l'un par l'autre. Pas tant la révolution du cinéma de genre annoncée que sa prise d'otage par le crapoteux, le gore qui veut faire mal pour imprimer sa marque au fer rouge sang. Réveille-toi vite, cinéma d'horreur, tu es en train de te faire besogner dans ton sommeil par des petits malins.

The Raid 2 de Gareth Evans
Comme son compatriote précédent, cette décharge d'adrénaline en provenance d'Indonésie ne raconte rien, si ce n'est que les rues de Jakarta n'ont quand même pas l'air très sûres ; un peu comme Grenoble, avec à peine plus de variété dans le choix des armes. Seule compte ici l'efficacité des joutes martiales, grands moments de barbarie épique qui parviennent à garder de leur force sur petit écran. Les ambitions dramatiques de Gareth Evans, elles, sont toujours aussi adorables.

Sexy Dance 5 – All in Vegas de Trish Sie
Les transversales cinématographiques ont leur raison que la raison ignore. Là aussi, nous sommes face à un produit calibré autour de ses scènes choc, en l'occurrence ici du breakdance prostitué, jeté en pâture à d'atroces bouillies FM dubstep-friendly et à des chorégraphes en mauvaise descente de MDMA. Moose, le vrai héros de cette saga (le seul à avoir accepté de tourner dans quatre volets, en tout cas), atteint des sommets d'inconsistance. Non mais je veux dire, abandonner la battle à cause d'un quiproquo tout pourri avec sa meuf avant de revenir au dernier moment pour la finale, c'est so eighties. Va donc te couper les cheveux, tocard.

American Nightmare 2 : Anarchy de James Demonaco
Attention. Cette version adulte, cheap et infiniment moins intelligente qu'elle ne croit l'être d'Hunger Games devient de plus en plus drôle en assumant enfin son concept et en embrassant l'exploitation la plus crasse. Encore un effort, et le troisième volet s'imposera cette saga comme les Guerriers du Bronx de notre temps.

La Planète des Singes : l'affrontement de Matt Reeves
« Singes ensemble, singes forts ». Matt Reeves tout seul, film vain.

Belle d'Amma Asante
Les costumes sont jolis, et Draco Malfoy est encore une fois très méchant. D'après une histoire vraie, donc ça va.

Tag(s) : #crash taste

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