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Le crash taste week-end de François !

François Cau, journaliste et critique pour So Film et Rue 89, se fait les dents dans cpasducinema. Aussi poilu que Chuck Norris, aussi espiègle que Leatherface et aussi sensible que Yamazaki Asami au terme d’une Audition, il vous délivrera chaque week-end son Crash Taste de films. Qui passe à la disqueuse ?

Vous pouvez également retrouver François Cau sur son blog.

Zero Theorem de Terry Gilliam
Réalisation hirsute et direction d'acteurs pleine de panache, le Terry Gilliam des grands jours n'est pas mort. Le scénario, par contre, suinte le fan service vain, dans l'attente quémandeuse d'un coup de caméra magique pour prendre vie sous l'impulsion du maître. Un film mineur, certes, parfois raté, c'est vrai, mais toujours plus stimulant que 90% des sorties cinéma.

Under the Skin de Jonathan Glazer
L'aride désert créatif du dernier Festival de Cannes poussa, de manière un chouïa précipitée, à la sacralisation de cet objet beaucoup trop fier de ses expérimentations pour être totalement honnête. En dehors d'une poignée de scènes sidérantes, la postérité ne risque hélas d'en retenir que les premiers pas de Scarlett Johansson dans le domaine de la nudité full frontal.

The Two Faces of January de Hossein Amini
Du sourire de Kirsten Dunst à la façon de fumer de Viggo Mortensen en passant par des compositions d'images classieuses avec un insupportable air de ne pas y toucher, tout est lisse dans ce film aussi passionnant qu'une lecture théâtralisée de Patricia Highsmith devant des pensionnaires de maison de retraite défoncés au chianti.

My soul to take de Wes Craven
Tourné un an avant Scream 4, ce slasher semble pourtant dater des années 90, douce époque où le nom de Wes Craven voulait encore un tant soit peu dire quelque chose, où le lamentable Un vampire à Brooklyn pouvait encore passer pour un malheureux accident de parcours. Triste spectacle que celui de l'homme qui court péniblement, essoufflé, derrière son dernier succès public (Scream) sans jamais comprendre ce qui fit sa réussite. My soul to take est un film de tocard, au sens où l'entendait le proviseur Strickland dans Retour vers le Futur.

Maléfique de Robert Stromberg
Et le prix de la direction artistique la plus hideuse de 2014 est attribué à cette chose sûrement terrifiante en 3D. Pour se distraire pendant la projection, se poser la question : en dehors de L'Echange et de Beowulf, Angelina Jolie a-t-elle déjà joué dans un bon film ?

Transformers : l'âge de l'extinction de Michael Bay
Quand les générations futures tenteront de comprendre comment fut prise la décision de rayer Hollywood et ses habitants de la carte à l'aide de plusieurs missiles nucléaires tirés de tous les continents, les experts tomberont immanquablement sur ce mastodonte difforme gangrené par la fièvre du placement produit, dont l'aberrante durée de 2h30 ne se justifie qu'à travers des gags rances, des situations grotesques, des images de destruction massive entre robots vigilante facho.  

 

Tag(s) : #crash taste

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