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Le crash taste week-end de François !

François Cau, journaliste et critique pour So Film et Rue 89, se fait les dents dans cpasducinema. Aussi poilu que Chuck Norris, aussi espiègle que Leatherface et aussi sensible que Yamazaki Asami au terme d’une Audition, il vous délivrera chaque week-end son Crash Taste de films. Qui passe à la disqueuse ?

Vous pouvez également retrouver François Cau sur son blog.

Gone Girl de David Fincher
A l'instar du récent Snow Therapy, le dernier tour de force en date du père Fincher tire sa force de ses ambiguïtés, de ses non-dits que tout un chacun peut s'approprier pour en retirer une interprétation qui lui est propre. Misogyne et terrifiant pour les uns, féministe et hilarant pour les autres, Gone Girl laisse le spectateur libre de sa réception sans jamais surligner ses intentions, si ce n'est celle de livrer une peinture à l'acide de la mort du couple.

Saint Laurent de Bertrand Bonello
La filmographie de Bonello m'emmerde profondément, que ce soit en termes d'ennui pur et de rejet viscéral de ses partis pris, que dans la reconnaissance contrainte d'avoir affaire à un authentique cinéaste, avec l'immense mérite de prendre ses thématiques à bras-le-corps. Saint Laurent ne fait pas exception, avec sa durée fleuve et ses dispositifs en poupées russes destinés à masquer la vacuité bourgeoise de son sujet. Pourtant, de tous ses concurrents aux prochains Césars, Bonello reste sans doute celui, avec Thomas Cailley, qui mérite le plus ses statuettes. Tout simplement parce que le bonhomme, contrairement à Jalil Lespert (au hasard), fait de l'authentique cinéma, qui me gonfle, certes, mais qui reste toujours plus honorable que le Sardou-porn à l'œuvre dans La Famille Bélier.

Supernichons contre mafia de Doris Wishman
De l'importance de la version française, sauveuse de ce produit d'exploitation vulgaire et profondément triste à la disgrâce de la contre-performance de sa comédienne principale, freak portant son opulente poitrine comme une malédiction. Doublé par des habitués du cinéma pornographique s'en donnant à cœur joie pour souiller ce qui peut encore l'être, le film plonge dans une folie répétitive furieuse à vous donner l'impression d'avoir pris du LSD en mauvaise compagnie d'un raconteur de blagues salaces.

Discopath de Renaud Gauthier
De la non importance de la version québécoise, dynamitage régulier de l'appréciation de ce polar par ailleurs excellemment gaulé d'une patine seventies juste et sale. Et non, ce barrage de l'accent n'est pas la raison pour laquelle j'ai envie d'envoyer Xavier Dolan se faire couper les cheveux.

Dracula Untold de Gary Shore
Est-ce un avion, une fusée, un oiseau, Superman ? Nope, c'est le cadavre de Bram Stoker expulsé hors de son cercueil par un salto arrière d'une hauteur record de 14 000 mètres.

Annabelle de John R. Leonetti
Le cinéma d'horreur rend-il les ados cons ? Qu'on se rassure, ils l'étaient déjà avant d'entrer dans la salle, divisant leur intelligence d'autant de personnes dans leur groupe. Ils ne vont pas au cinéma pour y voir un film, mais une attraction foraine. Des personnages idiots, une intrigue prétexte, des jump scares toutes les dix minutes, voilà tout ce que demande la nouvelle génération. Pour preuve, dès qu'un film horrifique à peu près correct débarque, les salles sont vides.   

 

Tag(s) : #crash taste

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