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Le crash taste week-end de François !

François Cau, journaliste et critique pour So Film et Rue 89, se fait les dents dans cpasducinema. Aussi poilu que Chuck Norris, aussi espiègle que Leatherface et aussi sensible que Yamazaki Asami au terme d’une Audition, il vous délivrera chaque week-end son Crash Taste de films. Qui passe à la disqueuse ?

Vous pouvez également retrouver François Cau sur son blog.

Hawking de Philip Martin
Tourné il y a dix ans pour la BBC et ressorti avec un savoureux opportunisme pour tromper les clients de VOD bourrés pensant voir Une Merveilleuse Histoire du Temps, ce téléfilm est tout ce que le tire-larmes oscarisable de James Marsh n'est pas : un regard déférent et juste sur les travaux d'un des plus grands génies de notre époque, interprété avec retenue par un comédien ne forçant jamais la performance. L'immense Benedict Cumberbatch n'a décidément pas fini d'humilier le tout Hollywood.

Pride de Matthew Warchus
Toute mineure soit-elle, une comédie anglaise sera toujours meilleure que 95% des comédies françaises. C'est un fait, c'est historique, on ne peut pas le nier. En cas de doute, enchaînez donc Toute Première Fois et Pride, et venez donc en causer au coin du feu, autour d'une bonne bouteille de bourbon 18 ans d'âge.

Equalizer d'Antoine Fuqua
Denzel Washington est un bon gars. Quand il voit des méchants s'en prendre à des gentils (ses collègues du magasin de jardinage, une prostituée des pays de l'est qui aimerait bien pousser la chansonnette), il égalise. Et la meilleure façon d'égaliser, d'après l'évangile selon saint Charles Bronson, reste encore de démastiquer la gueule de ces fils de personne de la manière la plus barbare qui soit, pour bien leur apprendre la vie à travers la mort. C'est bien mignon tout ça, mais rien ne remplacera jamais la sulfateuse de papy Bronson dégommant des dealers à la douzaine sous les applaudissements des petits vieux du voisinage dans le définitif Justicier de New York.

Obvious Child de Gillian Robespierre
Epiphénomène dont la quintessence explose mollement depuis quelques années au festival de Sundance dans une indifférence très polie, le mumblecore consiste à ne pas parler de grand chose, et à le faire en murmurant de façon quasi inaudible. Ainsi donc de ce véhicule pour la comédienne Jenny Slate, qui se rêverait bien en Louis CK au féminin – mais pour cela, encore faudrait-il que son humour fasse mouche au-delà de son cercle familialo-amical.

Ninja Turtles de Jonathan Liebesman
Quiconque a vu ne serait-ce qu'un épisode de la série Arrested Development est condamné à développer une tendresse éternelle pour Will Arnett. Même lorsqu'il se commet en second rôle « comique » reluquant le boule de Megan Fox, au beau milieu de bestioles de synthèse hideuses, encore plus inquiétantes que les costumes de tortues des films des années 90.

N'importe qui de Raphaël Frydman
Piqûre de rappel, parce qu'il ne faut jamais oublier : voici le grand vainqueur des bouses de 2014 par KO, épuisement nerveux et atrophie cérébrale sûrement contagieuse. Une somme de mauvaises idées jetées en l'air, en espérant probablement que l'addition de moins et moins donnera plus, et qui accouche d'un produit si repoussant qu'il sera même renié par son propre instigateur, trompé par les méchants, méchants producteurs parisiens qui n'ont rien compris à son style, ou quelque argument d'encore plus mauvaise foi.  

 

Tag(s) : #crash taste

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