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Le crash taste week-end de François !

François Cau, journaliste et critique pour So Film et Rue 89, se fait les dents dans cpasducinema. Aussi poilu que Chuck Norris, aussi espiègle que Leatherface et aussi sensible que Yamazaki Asami au terme d’une Audition, il vous délivrera chaque week-end son Crash Taste de films. Qui passe à la disqueuse ?

Vous pouvez également retrouver François Cau sur son blog.

Godzilla d'Ishirô Honda
Avant d'être dénaturé dans des itérations dont on ne retient que l'image d'un type engoncé dans un costume reptilien marchant sur des maquettes d'immeuble, avant d'être violemment ridiculisé par Roland Emmerich et plus ou moins réhabilité par Gareth Edwards, Godzilla premier du nom est un incroyable chef-d'œuvre de l'ère atomique, méritant d'être redécouvert dans sa splendeur originelle. Ça tombe bien, le film ressort chez un éditeur consciencieux qui ne fait jamais les choses à moitié. Bénis soyez-vous, gentes gens de HK Vidéo.

Tueurs Nés d'Oliver Stone
Ce film a beau prendre cinq ans tous les ans, il n'en reste pas moins un vibrant témoignage du temps où Oliver Stone croyait encore un minimum aux vertus psychotropes et cathartiques du cinéma, avant de sombrer dans une sombre apathie gériatrique – j'attends toujours des excuses pour Wall Street 2. Au cœur du chaos surnagent encore une large poignée d'instants de grâce inusables par la patine du temps, ainsi que l'une des bandes originales les plus emblématiques des années 90.

Le Juge de David Dobkin
Au bout de 2h15 proprement interminables (j'ai dû voir le film en quatre fois pour cause d'endormissement systématique), Robert Downey Jr perd le procès mais c'est pas grave : son papounet est fier de lui. Puis Robert Duvall la joue Marion Cotillard à la fin de Dark Knight Rises en pleine partie de pêche. Yep, je viens de vous raconter la fin du film sans recourir à l'alerte spoiler. Matez ne serait-ce qu'un quart d'heure de cette purge et je suis prêt à parier que vous me remercierez.

Tusk de Kevin Smith
Tout le monde peut avoir des idées farfelues au cours d'une discussion radiophonique. Kevin Smith, lui, bénéficie en sus d'une communauté de fans aveugles prête à prendre pour argent comptant le moindre de ses délires enfumés à la weed de deuxième zone. Et ça donne cette chose aussi informe que la créature en son centre, à l'absence totale de point de vue, de mise en scène, ou d'un quelconque propos.

Et (beaucoup) plus si affinités de Michael Dowse
Daniel Radcliffe n'a pas encore la bouteille nécessaire pour faire oublier le rôle qui l'a révélé au trop grand public. Et ce n'est pas en déblatérant des dialogues faussement trash et vraiment vulgos dans des bluettes pseudo indépendantes qu'il se rachètera une virginité.

#Chef de Jon Favreau
La vie du personnage principal inventé par Jon Favreau et interprété par Jon Favreau a des problèmes de Jon Favreau : Scarlett Johansson et Sofia Vergara se disputent ses faveurs culinaro-lascives, son gosse aimerait bien communiquer avec lui, mais notre héros est complètement obnubilé par une critique négative rédigée par un enfoiré qui voudrait le faire sortir de sa zone de confort potelée. Du coup, Jon Favreau s'en va tailler la route avec tous ces gens qui l'idolâtrent dans un petit camion à sandwichs. Le message, cristallin, expose Jon Favreau comme un homme qui a certes du succès, mais qui n'est jamais aussi heureux que quand il donne – généreusement - des leçons de cinéma indépendant. Désolé de te faire la remarque, Jon, mais il te reste une énorme tâche de ton propre sperme sur le visage, et ça me gène quand tu parles.

 

Tag(s) : #crash taste

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