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Le crash taste week-end de François !

François Cau, journaliste et critique pour So Film et Rue 89, se fait les dents dans cpasducinema. Aussi poilu que Chuck Norris, aussi espiègle que Leatherface et aussi sensible que Yamazaki Asami au terme d’une Audition, il vous délivrera chaque week-end son Crash Taste de films. Qui passe à la disqueuse ?

Vous pouvez également retrouver François Cau sur son blog.

Whiplash de Damien Chazelle
À la limite, le seul reproche à adresser au premier long de Damien Chazelle serait sa perfection. De la mise en scène au montage, de la direction d'acteurs au mixage de la bande-son, rien ne dépasse, tout s'emboîte. Cette maîtrise totale, ahurissante, pourrait passer pour de la manipulation si elle n'était totalement raccord avec le propos du film, ou si elle ne menait à cette scène finale où toute la répulsion, la souillure, la soif insatiable de l'ego explose dans un seul regard en gros plan. J. K. Simmons, vieux nazi, tu restes le meilleur.  

Alleluia de Fabrice du Welz
Le quatrième film inspiré de l'authentique spirale meurtrière des « Lonely Hearts Killer » ne serait-il pas le plus abouti sur le sujet ? Inutile de déterrer Leonard Kastle pour analyse, il suffit d'une poignée de secondes à Fabrice du Welz pour imprimer sa marque. Miracle d'alchimie entre les pulsions de vie et de mort, entre le sexe et le sang sous les sursauts d'une mise en scène aux excès finement amenés, son film est l'équivalent cinématographique des meilleurs morceaux du groupe Liars. Alleluia, en effet.

A most violent year de J. C. Chandor
Le problème, avec les films de Chandor, c'est la gravité forcée de chaque plan, de chaque scène, cette impression que le réalisateur joue des coudes pour s'imposer directement à la droite des plus grands, sans demander l'avis de personne. Indépendamment, chaque élément de cette chronique socio-économique flamboie au firmament de l'excellence, mais leur somme donne un résultat pompeux à force de grandeur « suggérée ».

Cold in July de Jim Mickle
Requiem pour Don Johnson. À toi, éternel James Crockett des années 80, dispensable Nash Bridges des années 90, gloire télévisuelle fanée désormais condamnée aux travaux d'intérêts généraux d'une industrie qui te tolère, pourvu que tu endosses la défroque d'un David Hasselhoff sudiste – soit le visage connu qui accepte de venir se faire humilier quelques minutes, histoire de mettre la production en valeur. Au moins, ce polar château de cartes t'offre une poignée de plans iconiques avec de s'effondrer dans sa deuxième moitié.

L'Attaque de la pom-pom girl géante de Kevin O'Neill
Difficile de savoir ce qui est le plus triste : le film lui-même, énième nanar moche conscient de sa médiocrité, ou son adoubement par Roger Corman et John Landis, venus se ridiculiser dans de bien sottes apparitions.

Triple alliance de Nick Cassavetes
« Mon fils, je t'en supplie, ne te laisse pas submerger par le poids de ton héritage. Impose ton propre style, reste toi-même. » « T'inquiète, là je suis sur un truc où trois bimbos vénales se vengent de l'homme qui les a trompé en le bourrant de laxatifs. »

 

Tag(s) : #crash taste

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