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Le crash taste week-end de François !

François Cau, journaliste et critique pour So Film et Rue 89, se fait les dents dans cpasducinema. Aussi poilu que Chuck Norris, aussi espiègle que Leatherface et aussi sensible que Yamazaki Asami au terme d’une Audition, il vous délivrera chaque week-end son Crash Taste de films. Qui passe à la disqueuse ?

Vous pouvez également retrouver François Cau sur son blog.

House of Cards, l'intégrale
La série originale pêche à un seul niveau par rapport à son remake américain : la réalisation, terne mise en image caractéristique de nombreuses productions anglaises des années 1980 – c'est moche, c'est gris, c'est BBC. Sur tous les autres plans, le modèle humilie sa copie. Plus retorse, plus perverse, infiniment mieux écrite et même – osons le blasphème – interprétée, la version originale a pour elle de savoir où elle va. Elle ne perd jamais son personnage principal de vue, assume sans forfanterie son aura de grand drame shakespearien. Entre Francis Urquhart et Frank Underwood, le cœur balance pour la forme avant de jeter le second sous une rame de métro.

Showrunners de Des Doyle
Il sourd de ce documentaire un profond respect pour son sujet (les responsables de séries, donc). Ça aligne de la considération très générale pour ne pas trop perdre le spectateur forcément fasciné ; en gros, showrunner, c'est un métier passionnant, mais dur. Mais passionnant. Mais dur. Guettez les apparitions de Matthew Carnahan, frère et collaborateur de Joe : il est bien le seul à s'aventurer hors des jolis sentiers de la langue de bois.

Foxcatcher de Bennett Miller
Il sourd de ce film un profond malaise, difficile à répartir entre ses quelques inspirations occasionnelles et cette foutue prothèse nasale imposée à Steve Carell. Inutile de lutter, on ne voit que ça. Tout le temps. Même quand Channing Tatum offre ses plus beaux airs de bovin renfrogné.

Cops – Les Forces du désordre de Luke Greenfield
Il sourd de ce film un profond malaise, mais uniquement à cause de son duo d'acteurs principaux, infoutus qu'ils sont de sortir de leur maigre registre comique déjà exploité de fond en comble dans la sitcom New Girl. Ils ne cherchent même pas à créer une quelconque alchimie entre leurs personnages, ce qui aurait peut-être sauvé ce navire du naufrage comique total.

Special ID de Clarence Fok
Il sourd de ce film un profond malaise quant aux choix de carrière de Donnie Yen, grand artiste martial à deux doigts de passer du statut de vétéran à celui de retraité. Donnie joue un flic infiltré très proche de sa môman, ne lève plus trop la jambe, se rend complice de gags et de scènes de pur remplissage toutes plus lamentables les unes que les autres. En même temps, que peut-on encore attendre de Clarence Fok, dont la carrière n'a cessé de baisser en qualité depuis 1992, année de la sortie de son intrinsigeant Naked Killer ? Exactement, rien. Et rien nous obtînmes.

Charlie Mortdecai de David Koepp
Il sourd de ce film un vibrant appel à l'euthanasie de Johnny Depp.

 

Tag(s) : #crash taste

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