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Le crash taste week-end de François !

François Cau, journaliste et critique pour So Film et Rue 89, se fait les dents dans cpasducinema. Aussi poilu que Chuck Norris, aussi espiègle que Leatherface et aussi sensible que Yamazaki Asami au terme d’une Audition, il vous délivrera chaque week-end son Crash Taste de films. Qui passe à la disqueuse ?

Vous pouvez également retrouver François Cau sur son blog.

Jupiter : le destin de l'univers de Lana et Andy Wachowski
Pourquoi défendre un film à la direction artistique aussi inégale, tantôt sublimement inspirée, tantôt agrégat raté de multiples influences trop visibles, et surtout aussi ostensiblement amputé d'une bonne heure au vu d'ellipses beaucoup trop saisissantes ? Tout simplement parce que les Wachowskis font partie des derniers fous furieux à vouloir sortir des sentiers du blockbuster marvelisé, et qu'on adhère ou pas à leurs propositions, personne ne pourra leur enlever ce vœu pieux d'innovation visuelle et narrative. Même dans une sombre histoire de récurreuse de chiotte devenue membre de la royauté galactique, leur honneur artistique flamboie.

L'Enquête de Vincent Garenq
Dans l'absolu, que ce film existe est en soi un petit miracle, une entreprise indispensable pour faire connaître à un monde qui s'en fout l'énorme scandale financier soulevé par le journaliste Denis Robert et, dans une moindre mesure, l'intolérable calvaire qu'il a dû subir. Si tant est qu'on ne prenne pas le choix de Gilles Lellouche pour l'interpréter comme une énième insulte à son encontre, bien sûr.

Papa ou maman de Martin Bourboulon
Damn, une comédie française plutôt bien jouée, adroitement construite et shootée par quelqu'un qui sait à peu près tenir une caméra ? Autant de raisons de fermer les yeux sur des maladresses bénignes, tel problème de rythme, telle scène inutile, ou cette impression que le film n'assume jamais la méchanceté qu'il tente pourtant d'arborer en étendard. Puis l'épilogue plus convenu tu meurs (dans d'atroces souffrances) ravale ces brefs éclairs d'originalité au tout venant de la comédie désespérément made in France.

A Girl walks home alone at night de Ana Lily Amirpour
Tant d'emprunts à Jim Jarmusch finissent vraiment par devenir gênants. Heureusement, la bande originale est plutôt agréable.

Les Nouveaux Héros de Don Hall et Chris Williams
Pour peu qu'on prenne la peine de l'interpréter littéralement, le message de ce film, voyant une avancée décisive dans le monde de la médecine transformée en machine de guerre, est terrifiant. Pour le reste, Disney rappelle une nouvelle fois que rien ne l'empêchera de piller la culture asiatique en long, large, travers et diagonale.

Taken 3 d'Olivier Megaton
Moins drôle que le second, qui était déjà moins bon que le premier, qui était quand même une belle grosse daube europacorpesque. Le plus triste étant qu'à force de le projeter, je connais ce film PAR COEUR. Plan par plan.

 

Tag(s) : #crash taste

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