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Le crash taste week-end de François !

François Cau, journaliste et critique pour So Film, se fait les dents dans cpasducinema. Aussi poilu que Chuck Norris, aussi espiègle que Leatherface et aussi sensible que Yamazaki Asami au terme d’une Audition, il vous délivrera chaque week-end son Crash Taste de films. Qui passe à la disqueuse ?

The Terror Live de Kim Byeong-woo
Mais qu'il est donc rafraîchissant de se perdre dans la surenchère permanente de ce blockbuster méchant comme une teigne, peuplé de gros bâtards insensibles uniquement motivés par leurs sombres intérêts personnels. Le message frappe par son originalité : la Corée du Sud est aussi pourrie humainement et politiquement que n'importe quelle autre démocratie du G7, mais elle, au moins, parvient à transformer cette souillure morale en films de genre rigolos.

Ça – il est revenu de Tommy Lee Wallace
Comme la plupart des adaptations de Stephen King, cette saga téléfilmesque ne fait que surligner les énormes cordages narratifs auxquels l'auteur s'abandonne quasi systématiquement. Un écrivain alcoolique originaire du Maine, un père abusif, un gros dur au destin funeste, des souvenirs d'enfance refoulés qui remontent à la surface, ils sont tous là, venus danser la farandole de l'éternel combat du Bien contre le Mal dans une Amérique de carte postale. Et puis, au beau milieu du tombereau de clichés mis en images de façon tellement début nineties, l'anomalie systémique, le traumatisme de plusieurs générations en la personne de Tim Curry grimé en clown. « Ils flottent tous en bas, Georgie... » Parfois, le culte tient à peu de chose.

Hyena de Gerard Johnson
La figure du flic ripou, en retour de grâce dans le cinéma britannique des années 2010, aurait  besoin d'un bon dépoussiérage. Passée une intro esthétisée à outrance, Gerard Johnson décide de ne strictement rien apporter au débat. C'est son droit.

Maggie de Henry Hobson
Revenu au cinéma dans une indifférence polie, Schwarzenegger enchaîne les déconvenues, et ce n'est pas ce film de zombies en mode auteurisme lo-fi qui va changer quoi que ce soit. Mieux vaut acquérir le Bluray de Commando, et se remémorer cette époque bénie où Arnold ne se prenait pas encore trop au sérieux.

En toute humilité – The Humbling de Barry Levinson
Golden Globe 2015 du paradoxe entre le titre et le style du film, version maniérée et grabataire de Birdman virant au marivaudage glauque et gênant. Pour l'amour d'Al Pacino, fuyez.

Jet Lag de Ken Scott
Tu sais quoi Vince Vaughn ? C'est typiquement à cause de ce genre de non-film imbitable, idéologiquement stérile, transparent à force de ne pas avoir de face que tout le monde te hait, que l'immense majorité des meneurs d'opinion préfère s'enfoncer des stylos Bic dans les yeux plutôt que de reconnaître l'honorabilité de ta performance dans True Detective. Tu n'as que ce que tu mérites, Vince Vaughn.

 

Tag(s) : #crash taste

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