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Le crash taste week-end de François !

François Cau, journaliste et critique pour So Film, se fait les dents dans cpasducinema. Aussi poilu que Chuck Norris, aussi espiègle que Leatherface et aussi sensible que Yamazaki Asami au terme d’une Audition, il vous délivrera chaque week-end son Crash Taste de films. Qui passe à la disqueuse ?

L'Enfant Miroir de Philip Ridley
Petit maître du film d'horreur psychanalytique, Philip Ridley tourne peu. Trois films en 25 ans, trois portraits de marginaux aux repères brouillés entre fantasme cauchemardesque et réalité pas nécessairement plus reluisante. Son premier long, réédité de belle façon avec deux courts-métrages en bonus, reste le plus perturbant du fait du jeune âge de son héros, prisonnier d'une enfance pesant de tout son poids traumatique sur des épaules pourtant pas si frêles. Extrême beauté des cadres, scénario retors, casting impeccable (oh, Viggo Mortensen à l'orée de la trentaine !), L'Enfant Miroir constitue une superbe rémanence de ce temps où le fantastique embrassait l'imaginaire à pleine bouche.

Love & Mercy de Bill Pohlad
Si un second rôle masculin devait définir l'exercice cinématographique 2015 aux Etats-Unis, Paul Giamatti et ses deux compositions de managers félons dans Straight Outta Compton et ce film auraient mon vote de cœur. J'ai adoré le voir en faire des caisses pour cacher sa nature d'authentique fils de pute rongé par le mal, suinter la vénalité à grosses gouttes sous ses perruques d'un blanc flamboyant. Ajoutez à cela un John Cusack rescapé de sa fin de carrière à la Nicolas Cage et un regard ENFIN porté sur le processus de création artistique et non pas sur une énième justification par une enfance malheureuse, et le résultat se hisse gentiment bien au-dessus de la moyenne des biopics.

Magic Mike XXL de Gregory Jacobs
Comme son prédécesseur, cette suite tente de toutes ses forces de me faire virer gay, n'hésitant pas une seule seconde à illustrer le strip-tease de cette GROSSE COQUINE de Joe Manganiello par ma chanson préférée. Bien essayé, les gars.

Outrage 2 de Takeshi Kitano
Interminable enfilade de discussions plus ou moins politiques entre yakuzas crispés, entrecoupées de meurtres aléatoires, ombre de l'ombre du bas de la filmographie de Kitano. Personne ne sait qu'il tourne encore, et pour cause.

La Rage au Ventre d'Antoine Fuqua
Il est de ces moments où le premier degré devient suicide. Sans aucune espèce de surprise, ce mélodrame pugiliste écrit par le géniteur de Sons of Anarchy et mis en images par un spécialiste de la putasserie visuelle ne prend jamais. Les muscles de Jack Gyllenhaal distraient trente secondes.

Le Combat ordinaire de Laurent Tuel
Aussi passionnant que le trajet d'une goutte de pluie coulant sur la façade d'un immeuble de trente étages, c'est peu dire que cette adaptation ne rend aucun honneur à la création originale de Manu Larcenet. Comme à son habitude, Nicolas Duvauchelle convainc comme mannequin pour t-shirt et beaucoup moins comme acteur.

 

Tag(s) : #crash taste

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