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Le crash taste week-end de François !

François Cau, journaliste et critique pour So Film, se fait une manucure dans cpasducinema. Aussi cocasse que Kev Adams, coquin comme Linda Lovelace et trognon comme un Ewok, il nous livre chaque week-end son Crash Taste de films. Qui reveut un chamallow à la guimauve ?

Vampires en toute intimité de Jemaine Clement et Taika Waititi

What we do in the Shadows de son vrai nom est un petit miracle comique, une merveille d'écriture, de timing, de montage. Un précipité de répliques cultes pour lequel la tendresse et l'affection augmentent à chaque vision. Alors pourquoi, OUI POURQUOI avoir voulu travestir cette réussite exemplaire avec une version française trahissant l'originale ? Comment la meilleure idée du monde – Alexandre Astier en doubleur de Jemaine Clement – finit­elle par s'échouer sur le rivage des illusions perdues ? Pourquoi ce manque patent de magnanimité envers Nicolas et Bruno, binôme pourtant tant aimé ? Peut­être, tout bonnement, parce que les authentiques réussites se sont à ce point raréfiées dans le domaine du fantastique qu'il nous faut les préserver contre les assauts du monde extérieur.

Knock Knock de Eli Roth

Là, nous sommes dans le cas inverse : la version française améliore le film en poussant les potars de l'hystérie et du racolage complaisant à 11. Dès que le film d'Eli Roth commence à se prendre au sérieux, la team doublage ravale l'orgueilleux à sa juste place d'amuseur politiquement incorrect.

Dheepan de Jacques Audiard

Comme dans Un prophète, Audiard déploie toute sa palette atmosphérique pour transformer un produit d'exploitation relativement lambda en film d'auteur césarisable. Sauf qu'Un prophète revisitait la fresque mafieuse avec un regard neuf, et qu'ici, ce sont les films de la saga Un justicier dans la ville qui subissent un lifting contemplatif. La Palme d'Or, mais surtout la nomination de Vincent Rottiers au César du meilleur second rôle sont les preuves définitives que Jacques Audiard peut désormais tourner absolument n'importe quoi, ce sera pris pour du génie.

The Program de Stephen Frears

Pour la première fois de sa carrière, Guillaume Canet sauve un film. Dès qu'il apparaît, avec sa perruque de traviole et son accent italien à couper à la machette, ce tout petit reportage de Bernard de la Villardière sur le milieu du dopage corrompu par le cyclisme prend une ampleur cocasse de premier ordre. Même si ce n'est pas voulu.

Jamais entre amis de Leslye Headland

Vu comme le scénario est cousu de fil blanc, tout repose sur l'alchimie entre Alison Brie et Jason Sudeikis, laquelle fonctionne plutôt bien, mais pas assez pour que quiconque ayant vu plus d'une comédie romantique dans sa vie en ait quelque chose à foutre.

True story de Rupert Goold

Parfois, un fait divers peut donner naissance à une œuvre forte, à même de dépasser le micro événement et d'acquérir une portée si ce n'est universelle, du moins pertinente. Plus souvent, la mention « inspirée de faits réels » est le cache­sexe de produits uniformément gris (la couleur de la réalité, apparemment), avec des acteurs en sous­régime, du champ / contrechamp comme s'il en pleuvait et une fin... ouverte ? Soit l'excuse rêvée pour ne surtout pas faire de cinéma.

Tag(s) : #crash taste

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