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Le crash taste week-end de François !

François Cau, journaliste et critique pour So Film, se fait une manucure dans cpasducinema. Aussi cocasse que Kev Adams, coquin comme Linda Lovelace et trognon comme un Ewok, il nous livre chaque week-end son Crash Taste de films. Qui reveut un chamallow à la guimauve ?

Everest de Baltasar Kormakur
Quand tu en viens à traiter les personnages d'idiots, à avoir mal pour eux malgré tout et à anticiper physiquement le flot d'intempéries qui leur tombe dessus, quelque part, ça signifie que le film est réussi. Baltasar Kormakur, talentueux orfèvre aux œuvres de commande systématiquement honorables, contourne les pièges posés par son casting cinq étoiles et ravale chaque acteur à sa condition de tout petit être humain à la merci d'une nature fatalement hostile. À voir si la sidération survit au petit écran, néanmoins.

Ni le ciel ni la terre de Clément Cogitore
Un film français ancré dans une réalité guerrière contemporaine, correctement mis en scène, au casting pertinent et qui assumerait presque son caractère fantastique ? Profitons-en avant que son réalisateur ne soit contraint de tourner des comédies avec Dany Boon ou Franck Dubosc pour pouvoir bosser.

Burying the ex de Joe Dante
Un tout petit Joe Dante handicapé par un script bien moins malin qu'il ne semble le croire. Mon incompréhensible man crush pour Anton Yelchin excuse beaucoup.

Enragés de Eric Hannezo
Si possible, privilégiez la vision du Cani Arrabbiata de Mario Bava à cet étrange remake clinique, dégorgé de toute sueur, de toute saleté, de tout malaise et donc de toute l'ambiguïté morale qui faisait la sève de l'original. À peu près bien filmé, certes, mais aussi pertinent qu'une nouvelle version de Suspiria en noir et blanc avec Louane dans le rôle principal.

Robot Overlords de Jon Wright
L'on jurerait que ce film a été pensé pour être programmé à 18h, un dernier jour de festival fantastique, pour le petit roupillon du public, des accrédités et du jury avant la cérémonie de clôture.

Sharknado 3 de Anthony C. Ferrante
Même sous la torture, il ne faut pas reconnaître un quelconque intérêt à cette surenchère dans l'ironie facile et le méta débilitant. Tout au plus une meilleure facture que les deux précédents volets, puisque c'est une évidence factuelle ; mais poser un pied hors de la fosse septique ne suffit pas à faire partir l'odeur.  

 

Tag(s) : #crash taste

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