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(Sami Bouajila dans Good luck Algeria)

(Sami Bouajila dans Good luck Algeria)

Après une première, avant-première à Grenoble en février, l’équipe de Good Luck Algéria revient sur les lieux du crime. Sami Bouajilia et Farid Bentoumi seront cette fois au Pathé Echirolles ce 8 mars à 20h00 pour une nouvelle projection du film. Good Luck Algeria a été tourné en partie à Grenoble et dans son agglomération, à quelques pas de là où vit Sami Bouajilia. C’était la toute première que le comédien jouait à domicile, un sentiment plutôt particulier.
 
Comment vit-on le fait de tourner pour la première fois dans la ville où l’on a grandi et où l’on habite ?
Sami Bouajila : « C’était effectivement la toute première fois que je tournais à Grenoble. C’était assez déstabilisant, étonnant et aussi assez marrant. En fait, j’ai dû dormir chez moi 4 ou 5 jours, en revanche la partie dans le Trièves, on restait sur place. Tourner chez soi c’est surprenant, je suis né là, je connais les lieux, à Venon on était à 3 minutes de la maison, je passe là tous les jours pour déposer mes enfants à l’école ».
 
Good Luck Algeria s’inspire de l’histoire vraie de Noureddine Bentoumi (le frère du réalisateur) qui a participé aux jeux Olympiques d’Hiver en ski de fond.
Comment avez-vous préparé ce rôle de skieur ?
SB : « On tenait, Farid et moi, à au moins donner le change sur les skis, dans l’attitude, la posture et l’énergie. J’ai souvenir d’avoir dit au début du tournage à Farid, de ne pas décrédibiliser le truc et charge à toi (Farid Bentoumi) de voir quand on passe à la doublure. On avait d’ailleurs la doublure idéale avec Noureddine. J’espérais surtout que la production donnerait les moyens de faire ce qu’il faut, en termes de rendu visuel. Pour avoir un certain niveau, comme Nourreddine, la volonté ne suffit pas, il faut des heures de pratiques. J’ai fait du sport, je sais qu’il faut du temps pour acquérir une sensation et une technique. Mais après, le cinéma reste du cinéma, quand on meurt, on ne meurt pas pour de vrai. A chaque fois qu’on me caste pour un rôle et que l’on me demande si je sais piloter un avion, je commence toujours par dire oui, parce que je sais que par la suite, c’est un autre qui le fera ». 
(Sami Bouajila affuté en ski de fond pour Good luck Algeria)

(Sami Bouajila affuté en ski de fond pour Good luck Algeria)

Good Luck Algeria, c’est aussi et surtout un film sur la question de la double culture et de son héritage.
SB : « Au début du film, le personnage de Sam, ne se pose pas la question du métissage et de cette double personnalité. J’ai même souvenir d’une réplique du film où Sam dit à sa femme, mais qu’on me lâche avec ça, moi je t’emmerde pas avec tes origines italiennes. Je partage ces propos, mais à fond et depuis longtemps. Pour moi la double culture, est une richesse et libre à nous, de nous en servir ou pas. Moi ça fait un moment que je m’en suis débarrassé et que j’avance ».
 

Pour l’avant-première du 20 février dernier au Club de Grenoble, Sami Bouajila et Farid Bentoumi étaient présents pour rencontrer le public. Franck Gastambide (autre comédien du film), en pleine tournée promo pour Pattaya, était absent. Et pourtant bons nombres de spectateurs ont cru le reconnaitre et le féliciter pour sa prestation. En fait, ils ont salué Arnaud Degardebosc, l’un des exploitants de la salle, qui a, c’est vrai, un physique très ressemblant à l’acteur…mais comme le dit si bien Sami Bouajilia, ça ne reste que du cinéma.
 
 
 
Tag(s) : #Interview, #Avant-première

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