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Le crash taste week-end de François !

François Cau, journaliste et critique pour So Film, se fait une manucure dans cpasducinema. Aussi cocasse que Kev Adams, coquin comme Linda Lovelace et trognon comme un Ewok, il nous livre chaque week-end son Crash Taste de films. Qui reveut un chamallow à la guimauve ?

Tigre et dragon 2 de Yuen Woo-Ping
Pourquoi donner une suite tardive à un succès d'un autre temps sans autre justification que la capitalisation d'un titre plus ou moins entré dans l'inconscient collectif ? Comment passer après The Grandmaster dans la représentation d'un wu xia pian à peu près tenu esthétiquement ? Donnie Yen en a-t-il encore sous le capot ? Sensei Woo-Ping se garde bien de répondre aux deux premières questions. Pour ce qui est de la troisième, COMMENT OSEZ-VOUS DOUTER DE DONNIE LOVE, YOU FOOLS ? Ses navets le tiennent en forme pour des occasions comme celles-ci.


Pan de Joe Wright
Joe Wright, Joe Wright, Joe Wright. Que va-t-on faire de toi, mon bel ambitieux aux ailes brûlées ? Pan n'est pas plus raté que Reviens-moi ou Hanna, il partage avec eux des scénarios bien moins malins qu'ils ne s'en donnent l'air, ainsi qu'une esthétique irritante tout juste excusée par une poignée d'idées joliment barjos. Qui de plans clins d'œil à Michael Bay, d'une chorale de mineurs reprenant Smells Like Teen Spirit, d'une direction artistique confiée à un daltonien frappé de crises de démence. Puisses-tu continuer à tourner, fut-ce plus modestement, Joe Wright. Ta folie occasionnelle rassure.

Regression de Alejandro Amenabar
C'est peu dire que le successeur du somptueux Agora s'est fait attendre chez les fans énamourés du metteur en scène espagnol. Il y avait matière à prolonger sa passion cinématographique pour la déconstruction de mythes. Las, tel Brian de Palma face au Dahlia Noir, Amenabar semble pétrifié par le sujet, incapable de trouver la bonne distance, avant de basculer lors du dernier acte dans un cinéma intellectuellement malhonnête que son Mar Adentro avait déjà suggéré. La plus grosse déception de l'année passée, pourtant riche en déconvenues.

Pay the ghost de Uli Edel
Dans ce stupéfiant navet torché avec un ongle incarné par ce qui reste du réalisateur de Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée, un couple propret s'en va récupérer son môme à une sorcière newyorkaise habilement cachée au bout d'un pont suspendu. Toi, Nicolas C., 52 ans, sous anxyolitique, prostitué, tu nous manques, grand. Reviens.

Lolo de Julie Delpy
Il est somme toute assez logique qu'après ce renoncement cinématographique, infernal à regarder quand on pense au reste de sa filmographie, Julie Delpy ait souhaité fusiller ce qui lui restait de carrière avec ses déclarations pré Oscars.

Le Dernier chasseur de sorcières de Breck Eisner
Où Vin Diesel fait quelques efforts d'articulation pour donner un peu d'allant à une partie de Donjons et Dragons budgetée à 90 millions de dollars. Par le réalisateur de Sahara.

 

Tag(s) : #crash taste

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